Ludwig Jacobowski
et son amitié avec Rudolf Steiner
d´Andrea Hitsch
Traduit de l´allemand par Maurice Le Guerrannic
ATLANTIDE
un conte de Robert Hamerling
Poème de Ludwig Jacobowski :
MÉLODIE
Il y avait un son, il venait de loin,
Aussi plein que s´il était une mélodie lui-même.
À l´aube, il est venu,
Il est devenu mien, pour me rendre complet. -
Il a bouleversé ma vie, jamais je ne l´ai compris
Et pourtant, je l´ai toujours entendu.
Quand je l´appelle, il s´échappe,
Si je le fuis, il accourt,
Porté par l´air, il grandit
Et aspire à devenir un nouveau son,
Il se gonfle alors du désir de chanter.
Quand mon cœur se niche dans la Lumière,
Pour abandonner sa souffrance et ses convoitises,
J´entends le deuxième son, étrange de merveille,
Plein d´espoir, depuis des années, il mendie,
Avec une envie irrésistible,
Il vit avec le vivant : premier son.
Et les deux tournent sans cesse dans les airs,
Comme si un troisième appelait ses compagnons.
Oh mon Dieu, j´ai traversé mille morts,
Et chaque vie m´a donné un nouveau son ;
Quand viendras-tu Lumière,
Quand est-ce que j´entendrai
La mélodie pleine et sans partage ?
Ludwig Jacobowski
et son amitié avec Rudolf Steiner
d´Andrea Hitsch
Traduit de l´allemand par Maurice Le Guerrannic
ATLANTIDE
un conte de Robert Hamerling
Poème de Ludwig Jacobowski :
MÉLODIE
Il y avait un son, il venait de loin,
Aussi plein que s´il était une mélodie lui-même.
À l´aube, il est venu,
Il est devenu mien, pour me rendre complet. -
Il a bouleversé ma vie, jamais je ne l´ai compris
Et pourtant, je l´ai toujours entendu.
Quand je l´appelle, il s´échappe,
Si je le fuis, il accourt,
Porté par l´air, il grandit
Et aspire à devenir un nouveau son,
Il se gonfle alors du désir de chanter.
Quand mon cœur se niche dans la Lumière,
Pour abandonner sa souffrance et ses convoitises,
J´entends le deuxième son, étrange de merveille,
Plein d´espoir, depuis des années, il mendie,
Avec une envie irrésistible,
Il vit avec le vivant : premier son.
Et les deux tournent sans cesse dans les airs,
Comme si un troisième appelait ses compagnons.
Oh mon Dieu, j´ai traversé mille morts,
Et chaque vie m´a donné un nouveau son ;
Quand viendras-tu Lumière,
Quand est-ce que j´entendrai
La mélodie pleine et sans partage ?