Avec La Crise du monde moderne (1927) et Le Regne de la quantité et les Signes des temps (1945), René Guénon a dressé la cartographie la plus rigoureuse et la plus minutieuse des espaces physique et psychique contemporains. Rien d´étonnant à cela, dès lors qu´il les a représentés à l"échelle immuable de la métaphysique et de l´esprit. Très peu d´abstractions, d´ailleurs, dans ses descriptions et analyses, mais une limpide et sereine exposition des causes et des conséquences du désastre que nous sommes plus ou moins fermement invités à considérer comme une avancée ou un progrès, Nouvel ordre mondial et mondialisation - "l´envahissement occidental" -, "société liquide" - "dissolution" puis "pulvérisation" -, "société du spectacle" - "formidable entreprise de suggestion" -, uniformisation, chaos social, individualisme, dégénérescence de la monnaie, etc.: très tôt, il a tout vu venir et il a tout décrit, non par grâce divine ou don de clairvoyance, mais par la seule connaissance des principes - notamment cosmologiques - qui régissent la manifestation Ainsi se déploie devant nos yeux la ténébreuse fresque du Kali Yuga, jusqu´à la touche la plus actuelle qui parachève l´expression des possibilités les plus inférieures, donc les plus infernales du cycle. D´évidence, nous vivons "la fin d´un monde" qui, assure pourtant Guénon, "n´est jamais et ne peut jamais être autre chose que la fin d´une illusion". Ce qui n´est pas illusoire, en effet, c´est l´Être, "ce qui est, et qui ne peut pas ne pas être, ni être autre que ce quil est. Or, l´Être implique tout aussi sûrement la "rénovation totale" que les hommes fidèles à la Tradition préparent, depuis l´ "Abomination de la désolation".

Avec La Crise du monde moderne (1927) et Le Regne de la quantité et les Signes des temps (1945), René Guénon a dressé la cartographie la plus rigoureuse et la plus minutieuse des espaces physique et psychique contemporains. Rien d´étonnant à cela, dès lors qu´il les a représentés à l"échelle immuable de la métaphysique et de l´esprit. Très peu d´abstractions, d´ailleurs, dans ses descriptions et analyses, mais une limpide et sereine exposition des causes et des conséquences du désastre que nous sommes plus ou moins fermement invités à considérer comme une avancée ou un progrès, Nouvel ordre mondial et mondialisation - "l´envahissement occidental" -, "société liquide" - "dissolution" puis "pulvérisation" -, "société du spectacle" - "formidable entreprise de suggestion" -, uniformisation, chaos social, individualisme, dégénérescence de la monnaie, etc.: très tôt, il a tout vu venir et il a tout décrit, non par grâce divine ou don de clairvoyance, mais par la seule connaissance des principes - notamment cosmologiques - qui régissent la manifestation Ainsi se déploie devant nos yeux la ténébreuse fresque du Kali Yuga, jusqu´à la touche la plus actuelle qui parachève l´expression des possibilités les plus inférieures, donc les plus infernales du cycle. D´évidence, nous vivons "la fin d´un monde" qui, assure pourtant Guénon, "n´est jamais et ne peut jamais être autre chose que la fin d´une illusion". Ce qui n´est pas illusoire, en effet, c´est l´Être, "ce qui est, et qui ne peut pas ne pas être, ni être autre que ce quil est. Or, l´Être implique tout aussi sûrement la "rénovation totale" que les hommes fidèles à la Tradition préparent, depuis l´ "Abomination de la désolation".
