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MARTINETTI Piero Socrate Librairie Eklectic

Socrate

Auteur : MARTINETTI Piero
Editeur : Conférence (Editions de la revue)
Nombre de pages : 96
Date de parution : 04/03/2026
Forme : Livre ISBN : 9791097497828
CONF03

NEUF habituellement en stock
Prix : 18.00€

Qu´est-ce que fonder en philosophie, ou fonder la philosophie ? La figure de Socrate n´a jamais cessé d´être décisive : c´est à proportion de ce caractère que Martinetti l´interroge, en menant une enquête inséparablement historique et phi-losophique, et c´est là sans doute sa nouveauté. Si en effet nous nous pensions philosophes dans le même sens que Socrate, sa figure ne ferait pas mystère et l´enquête ne porterait pas sur la question : quel philosophe était Socrate ? Mais s´il y avait entre lui et nous une rupture radicale - par exemple, dans le fait qu´il était un homme tout occupé de vivre, tandis que la philosophie actuelle s´apparente à une activité théorique abstraite de la vie -, nous cesserions de vouloir nous reconnaître en lui. Ce paradoxe, qui a pour cause l´inadéquation principielle de ce qui est fondé à sa fondation, soit l´impossibilité de faire coïncider la philosophie telle que la pratiquait Socrate et la tradition qu´il a fait naître, est au cœur de l´interrogation de Martinetti : la philosophie, nous dit-il, est une tradition monumentale, vivante et riche ; elle est une grande et belle chose, peut-être la plus grande des réalisations hu-maines ; Socrate, qui en est le fondateur, doit avoir été un homme d´une valeur exceptionnelle, à la hauteur de l´histoire qui s´est bâtie sur sa vie et sa pensée ; donc le Socrate idéal et le Socrate réel doivent en partie coïncider. Socrate devient donc une pierre de touche pour Martinetti : la métaphysique de Socrate n´est pas seulement une vague intuition, mais bien sa foi la plus pro-fonde et son plus grand mérite : celui de communiquer au monde entier l´existence dans l´homme d´un « principe transcendant » vers lequel tendre. La parole socratique ne se comprend pas sans la volonté d´ouvrir à l´individu une conscience plus profonde de la dimension spirituelle de l´homme et d´en faire valoir l´exigence morale.


Qu´est-ce que fonder en philosophie, ou fonder la philosophie ? La figure de Socrate n´a jamais cessé d´être décisive : c´est à proportion de ce caractère que Martinetti l´interroge, en menant une enquête inséparablement historique et phi-losophique, et c´est là sans doute sa nouveauté. Si en effet nous nous pensions philosophes dans le même sens que Socrate, sa figure ne ferait pas mystère et l´enquête ne porterait pas sur la question : quel philosophe était Socrate ? Mais s´il y avait entre lui et nous une rupture radicale - par exemple, dans le fait qu´il était un homme tout occupé de vivre, tandis que la philosophie actuelle s´apparente à une activité théorique abstraite de la vie -, nous cesserions de vouloir nous reconnaître en lui. Ce paradoxe, qui a pour cause l´inadéquation principielle de ce qui est fondé à sa fondation, soit l´impossibilité de faire coïncider la philosophie telle que la pratiquait Socrate et la tradition qu´il a fait naître, est au cœur de l´interrogation de Martinetti : la philosophie, nous dit-il, est une tradition monumentale, vivante et riche ; elle est une grande et belle chose, peut-être la plus grande des réalisations hu-maines ; Socrate, qui en est le fondateur, doit avoir été un homme d´une valeur exceptionnelle, à la hauteur de l´histoire qui s´est bâtie sur sa vie et sa pensée ; donc le Socrate idéal et le Socrate réel doivent en partie coïncider. Socrate devient donc une pierre de touche pour Martinetti : la métaphysique de Socrate n´est pas seulement une vague intuition, mais bien sa foi la plus pro-fonde et son plus grand mérite : celui de communiquer au monde entier l´existence dans l´homme d´un « principe transcendant » vers lequel tendre. La parole socratique ne se comprend pas sans la volonté d´ouvrir à l´individu une conscience plus profonde de la dimension spirituelle de l´homme et d´en faire valoir l´exigence morale.