La beauté, pour quoi faire ? La société consumériste a piégé la beauté entre l´utile et le futile ; elle dit priser le beau mais pense « déco » superficielle tant l´objet jetable et rentable est devenu un étalon. Or la beauté, objet d´admiration, impliquait un regard esthétique désintéressé, sans prioriser l´utilitaire. Le soin, le respect accompagnant l´oeuvre d´art montrent que celle-ci ne se consomme pas, que son destin n´est pas péremption mais contemplation et transmission. Le beau aiguise nos capacités d´attention, procède par sublimation ou « catharsis », une purgation des passions repérée dès Aristote. Il emprunte des voies méditatives ou les réconforts de l´art-thérapie : guérison d´un déchirement existentiel, redécouverte de la plénitude de vivre, figurent parmi ses bienfaits, sans oublier les voies spirituelles du beau. La beauté, rebelle aux idoles du moment, pourrait-elle accomplir la prophétie de Dostoïevski : « la beauté sauvera le monde » ?

La beauté, pour quoi faire ? La société consumériste a piégé la beauté entre l´utile et le futile ; elle dit priser le beau mais pense « déco » superficielle tant l´objet jetable et rentable est devenu un étalon. Or la beauté, objet d´admiration, impliquait un regard esthétique désintéressé, sans prioriser l´utilitaire. Le soin, le respect accompagnant l´oeuvre d´art montrent que celle-ci ne se consomme pas, que son destin n´est pas péremption mais contemplation et transmission. Le beau aiguise nos capacités d´attention, procède par sublimation ou « catharsis », une purgation des passions repérée dès Aristote. Il emprunte des voies méditatives ou les réconforts de l´art-thérapie : guérison d´un déchirement existentiel, redécouverte de la plénitude de vivre, figurent parmi ses bienfaits, sans oublier les voies spirituelles du beau. La beauté, rebelle aux idoles du moment, pourrait-elle accomplir la prophétie de Dostoïevski : « la beauté sauvera le monde » ?
